Qui sommes-nous ?

 

Elisabeth GUALCO

Lyonnaise depuis ma plus tendre enfance, j’ai eu une scolarité classique, sans problème, mais au cours de laquelle je n’ai jamais fait de réels choix, j’ai simplement suivi des rails que d’autres traçaient pour moi. Tout cela m’a mené en faculté de droit, jusqu’à un DESS de droit notarial. Je me suis rendue compte alors que ce milieu ne me correspondait pas, et que mon véritable plaisir était de passer du temps avec les enfants, si vrais et si justes.

J’ai par conséquent décidé de devenir professeur des écoles. Depuis 2008, j’ai enseigné dans de nombreuses classes, avec des élèves de différents âges.

Ce métier m’a passionnée. Les enfants m’ont appris énormément, et pourtant il me semble qu’il est illusoire de vouloir intéresser 30 individus du même âge, si différents, aux mêmes apprentissages.  Lorsque l’adulte référent impose un thème aux enfants, le plaisir n’existe pas pour ces élèves, et donc l’apprentissage en profondeur n’a pas lieu. Il faut revoir cette relation apprenant/appris, qui repose sur l’idée selon laquelle l’enfant ne pourrait apprendre qu’à l’école, en étant guidé par son professeur. C’est se fourvoyer que de penser comme cela.

Entre-temps, je suis devenue maman, à deux reprises, et j’en ai profité pour prendre le temps de regarder grandir mes enfants. Je suis actuellement en congé parental et, lorsque j’observe mes deux fils, je réalise à quel point leur soif d’apprendre est vitale, aussi vitale que le besoin de manger, boire ou dormir. Ils n’ont pas besoin d’un adulte qui prétendrait détenir le savoir et le leur transmettre. En revanche, ils ont besoin, pour grandir, de l’autre. Un autre bienveillant, encourageant, accompagnant, écoutant, et qui leur donne toute sa confiance.

Voilà celle que je veux être pour les futurs élèves de mon école. Je souhaite pouvoir accompagner chaque individu sur SON chemin d’apprentissage, afin de l’aider à trouver SON talent unique.

Me voilà donc porteuse d’un merveilleux projet, ambitieux et plein d’énergie !

« Les adultes doivent être attentifs et suffisamment présents pour mettre à la disposition de l’enfant les ressources qui pourront l’aider, tout en étant vigilant à ne pas chercher à la faire aller là où il n’a pas le projet d’aller » John Holt

Charlotte ROUSSEAU

J’ai grandi dans une famille de sportifs avec une scolarité classique et je suis entrée après le BAC à l’UFRSTAPS, sans vraiment le choisir.

Le CAPEPS en poche, je suis partie travailler 6 ans à l’étranger comme professeure d’EPS dans le secondaire mais aussi dans le primaire.Cette expérience m’a permis de découvrir l’enseignement en maternelle, au sein des lycées français. Dans le primaire, l’approche de l’enfant me semblait plus complète, moins morcelée que dans le secondaire.

A mon retour en France, je suis devenue professeure des écoles.

Au fur et à mesure que les années passaient, j’ai senti qu’il manquait quelque chose à mon enseignement, quelque chose d’essentiel pour que les enfants puissent exprimer et explorer pleinement leur potentiel. Je me suis orientée vers des pédagogies alternatives, j’ai bouleversé peu à peu ma façon d’être avec les enfants, l’organisation et le temps de la classe.

Je suis entre temps devenue maman et j’ai observé mon enfant grandir.

Il y avait là, sous mes yeux, à la maison et à l’école quelque chose de l’ordre de la pulsion naturelle qui se passait et ne demandait qu’à s’épanouir. Comment leur laisser suffisamment d’espace et de liberté pour que chacun explore ce qui l’animait ?

C’est alors que j’ai lu « Libres enfants de Summerhill » et ce fut le déclic. J’avais besoin d’aller plus loin que le cadre de l’éducation nationale. Je suis allée visiter l’école en Angleterre et cette expérience à travers l’accueil et le bien-être des enfants a fini de me convaincre.

C’est alors que j’ai rencontré Elisabeth.

Sans hésiter, j’ai décidé de rejoindre le projet !

Mickaël BATTAGGIA

Après avoir eu une scolarité sans histoires, et ne sachant comment m’orienter, j’ai obtenu une Licence informatique qui m’a fait entrer dans le milieu professionnel en tant que développeur web. Mon parcours s’est avéré enrichissant au point de vue technique et social, mais peu épanouissant d’un point de vue personnel. J’ai recherché de plus en plus le contact humain et suis arrivé après une dizaine d’années à un poste de formateur et de relation client.

D’un point de vue personnel, la rencontre de ma future femme, sa fille et la naissance de mes deux fils ont redistribué les cartes de ma vie. J’ai mis le pied dans l’éducation bienveillante en participant à des ateliers Faber & Mazlish qui ont été une porte d’entrée formidable dans le monde de la bienveillance.

Aujourd’hui je m’oriente vers des métiers d’aide et d’accompagnement, plus particulièrement auprès des enfants . En effet, les miens m’ont permis de constater les failles du système éducatif qui n’évolue plus en fonction des besoins des enfants d’aujourd’hui. Les pédagogies alternatives préservent leur curiosité, leur enthousiasme et leur joie d’apprendre, alors qu’ils sortent souvent de l’école traditionnelle en ayant perdu toutes ou parties de ces qualités.

Quand on regarde un enfant jouer, s’intéresser, découvrir, on y voit une source inépuisable d’émerveillement et d’apprentissage.

Alors que je comptais devenir éducateur Montessori, j’ai rencontré les porteuses de ce merveilleux projet, qui va encore plus loin selon moi. Maria montessori elle-même était très ouverte aux évolutions de sa philosophie, aujourd’hui je souhaite à mon tour enrichir ce merveilleux projet d’école et les enfants qui nous feront confiance.

“Oserais-je exposer ici la plus grande, la plus importante, la plus utile règle de toute l’éducation ? Ce n’est pas de gagner du temps, c’est d’en perdre. ” Jean Jacques Rousseau